La confiance comme valeur sûre

490_0008_10552958_Soldes_Luxembourg_villeVision macroéconomique d’ING. L’Europe doit compter sur elle pour redresser la barre en matière d’économie. L’un des enjeux: redonner confiance au consommateur.

70% des résidents luxembourgeois interrogés déclarent ne pas avoir ressenti l’impact de la situation économique sur leurs finances.

Mais 22% d’entre eux disent, dans le même temps, avoir constaté une détérioration de leur situation au cours des trois derniers mois.

[cleeng_content id= »312954136″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]C’est ce qui ressort de la dernière étude ING International Survey (voir également encadré) consacrée aux comportements des clients bancaires et à leur approche par rapport au mobile banking et aux réseaux sociaux, réalisée auprès de 12.000 personnes en Europe dont 500 au Grand-Duché, entre le 18 avril et le 15 mai.

«C’est positif compte tenu du fait qu’en moyenne, 40% des Européens ont constaté une détérioration de leur situation. Mais avec le niveau de vie au Luxembourg, on pouvait s’attendre à de meilleurs résultats», souligne Philippe Ledent, senior economist chez ING.

Les Etats-Unis redémarrent

Le taux de chômage qui culmine – pour le spécialiste, sa progression qui date d’avant-crise confirme que le problème est structurel et non conjoncturel – et l’absence de lisibilité sur le long terme soulèvent assurément quelques inquiétudes, au Luxembourg comme dans bon nombre de pays d’Europe.
Un manque de confiance des consommateurs qui n’est pas sans conséquence sur la sortie de crise de la zone euro, même si cela reste un frein parmi d’autres: désendettement des Etats et des consommateurs (donc moins de consommation), absence d’union bancaire, ajustements visant à relancer la compétitivité qui, pour l’heure, ne portent pas encore leurs fruits…

«Dans le même temps, il ne faut pas s’attendre à une grosse impulsion de la part des pays émergents, notamment de la Chine qui délivre des informations économiques pas toujours cohérentes. Prudence, donc», prévient Philippe Ledent.

Il convient également pour l’Europe de composer avec des Etats-Unis qui affichent de bonnes performances avec un marché de l’immobilier et un marché de l’emploi repartis à la hausse. S’y ajoute l’exploitation du gaz de schiste qui participe à réduire la note énergétique des entreprises. Cela dit, Philippe Ledent l’a également souligné, tout n’est pas noir.

L’évolution de la masse monétaire est un signe positif, l’amorce, peut-être, d’une légère reprise économique pour… 2014.

Fabrice Barbian[/cleeng_content]