La cle des chiffres / 1,67 poste par nouveau chômeur

Parmi les indicateurs de tension sur le marché du travail, le rapport entre les nouvelles offres d’emploi qui apparaissent sur une période donnée et les nouvelles inscriptions au chômage sur cette même période est assez instructif. Au Luxembourg surtout, où le marché du travail ne manque pas de spécificités, parfois contradictoires, dont un emploi en croissance quasi permanente, une attribution des postes qui vont souvent, proportionnellement, à des non-résidents ou encore un taux de chômage qui a pu préoccuper il y a quelques années et qui reprend de meilleures couleurs.

Cet indicateur de tension poursuit sa hausse à la fin de 2016. Mieux, observe le Statec, il enregistre son niveau le plus élevé des vingt dernières années.

Les fluctuations de ce ratio sont significativement reliées à celles du stock de chômeurs et, un peu à l’image de ce qui se produit avec les chiffres du travail temporaire ou intérimaire, il exprime une tendance avec une avance de deux à trois trimestres. Dès lors, il s’agit d’un signal favorable sur les perspectives d’évolution à court terme du chômage.

Ainsi, les nouvelles inscriptions se stabilisent à quelque 1.800 personnes par mois (en données désaisonnalisées), alors que le nombre de postes vacants déclarés à l’Adem continue de grimper, atteignant les 3.000 par mois sur la fin 2016. Le ratio est ainsi de 1,67 nouveau poste vacant pour chaque nouveau chômeur. On observe que, en 2016 comme par le passé, la plupart des offres proviennent des services aux entreprises, y compris les agences de travail intérimaire.

Un développement favorable s’observe aussi pour l’emploi salarié intérieur – les premiers chiffres disponibles pour le 4e trimestre 2016 montrent une accélération de l’emploi – ainsi que pour le taux de chômage, qui poursuit sa trajectoire baissière et revient à 6,2% en janvier 2017.