Mady Delvaux est le nouveau «rapporteur» de la réforme de la Cour de Justice européenne

Editpress /ISABELLA FINZI

Mady Delvaux nouveau «rapporteur» de la réforme de la Cour. Mais Marinho e Pinto, qui se sent victime d’une machination compte bien répliquer. La tension monte.

Mardi 15 septembre. Mady Delvaux remplace le rapporteur chargé de la réforme du Tribunal européen, Antonio Marinho e Pinto. Mady Delvaux l’a bien précisé aux membres de la commission juridique du Parlement européen: elle n’est pas le rapporteur et n’a pas l’intention de l’être. Elle assure juste un intérim.
Avec la casquette de Marinho, elle présente les idées du Portugais: un tribunal européen à quarante juges maximum, à nommer au fur et à mesure que la cour en démontre la nécessité. En tant que députée, Mady Delvaux s’oppose au rapporteur. Elle n’en a jamais fait mystère. Pour elle, seul un Tribunal à cinquante-six juges sera un gage de qualité des arrêts.

Complot

La veille de la réunion, Marinho e Pinto, en campagne électorale au Portugal, crie au complot, à la machination. Il l’écrit à Pavel Svoboda, président de la commission juridique. Ses adversaires complotent derrière son dos pour le dessaisir définitivement de ce dossier et le confier à la Luxembourgeoise socialiste, en phase avec le gouvernement de son pays.
L’entourage de Delvaux explique qu’en tant que «shadow rapporteur» pour le parti socialiste, elle pouvait très bien le remplacer provisoirement. Du côté du libéral Marinho e Pinto, on rétorque qu’en cas d’absence d’un député, le remplaçant est toujours choisi dans le même groupe politique.
Marinho a promis d’être présent à la réunion extraordinaire de la commission juridique du 8 octobre à Strasbourg.
Il mettra les points sur les i. Ambiance assurée.
Dominique Seytre

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