Pour Juncker, Serbie et Monténégro auront rejoint l’UE d’ici 2025

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a estimé mercredi que la Serbie et le Monténégro « seront membres de l’Union européenne avant 2025 ».

« Je crois que ces deux pays (…) seront membres de l’Union européenne avant 2025 », a lancé M. Juncker lors d’un point de presse à Bruxelles avec le Premier ministre bulgare Boris Borissov, dont le pays va assurer la présidence tournante de l’UE à partir du 1er janvier.

Lors de son discours sur l’état de l’Union en septembre, M. Juncker avait appelé de ses voeux un nouvel élargissement de l’UE, avec l’intégration de pays des Balkans. Il avait toutefois écarté « dans un avenir proche » l’adhésion de la Turquie, dont il a jugé qu’elle s’éloigne d’elle-même « à pas de géants » de l’UE en raison des purges massives engagées après le coup d’Etat avorté de juillet 2016. En prenant les rênes de la Commission en 2014, M. Juncker avait prévenu que l’UE ne s’élargirait pas pendant son mandat, qui court jusqu’en 2019.

L’UE a démarré ses pourparlers d’adhésion avec Belgrade en janvier 2014, dans le sillage de la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo. Le Monténégro, qui a rejoint début juin l’Otan, dont il est devenu le 29e Etat membre, est en pourparlers d’adhésion avec l’UE depuis 2012.

Dans les Balkans, l’UE a engagé des discussions en vue d’une adhésion avec le Monténégro, la Macédoine, l’Albanie et la Serbie. Elle discute également de réformes avec la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo afin de les accompagner vers un tel processus. Les négociations d’adhésion, qui prennent généralement des années, sont divisées en 35 chapitres très divers couvrant des domaines comme l’économie, l’énergie, l’état de droit, etc., afin de rapprocher la législation et les pratiques du pays candidat à « l’acquis communautaire », préalable indispensable à une entrée dans le bloc européen.