Juncker salue « la contribution importante de Macron au débat européen »

President of Commission Jean-Claude Juncker

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a salué mardi « la contribution importante au débat européen » du président français Emmanuel Macron « ainsi que son engagement ferme pour identifier et répondre aux enjeux européens », a déclaré son porte-parole.

« Plusieurs élements » présentés par Emmanuel Macron dans sa tribune existent déjà ou ont « déjà été proposés ou sont en train d’être mis en oeuvre » par la Commission, a souligné le porte-parole de l’institution, Margaritis Schinas, lors d’un point presse à Bruxelles. Il a cité une dizaine de propositions dans différents domaines. Parmi celles-ci, « le renforcement des gardes-frontières européens pour contrôler la frontière extérieure de l’Union, c’est une proposition à nous », a relevé M. Schinas. « La création d’un conseil européen pour l’innovation a déjà été décidée » cette année, a-t-il ajouté. « La nécessité d’avancer vers une Europe de la défense et de la sécurité, c’est une idée que l’on a déjà proposée », a continué le porte-parole de M. Juncker.

« Même chose (…) pour le filtrage des investissements stratégiques étrangers », a-t-il encore rappelé. Le 14 février dernier, les eurodéputés avaient donné leur feu vert à un règlement visant à mettre en place un cadre européen de contrôle des investissements étrangers dans les secteurs stratégiques pour répondre aux inquiétudes de l’UE face à l’appétit de groupes non-européens, notamment chinois, à l’instar du géant des télécoms Huawei.

Mardi, les Etats membres de l’UE ont adopté définitivement ce règlement. M. Schinas a encore cité le principe du « travail égal, salaire égal » dans l’UE, qui était au coeur de la réforme de la directive européenne sur les travailleurs détachés, adoptée en 2018.

Dans une tribune diffusée mardi dans les 28 pays membres et adressée aux citoyens du continent, Emmanuel Macron a décliné une batterie de propositions pour l’UE, de la remise à plat de Schengen à la création d’une banque pour le climat, à moins de trois mois d’élections européennes cruciales.