Alors, les jeunes fontla grève maintenant? / Youth for climate Luxembourg

Zélie, avec tous ceux qui font la grève pour leur futur

Des centaines de milliers d’entre nous descendent dans les rues du monde entier pour réclamer la justice climatique. Le 15 mars, nous manifesterons sur tous les continents.

Purée les gars, ouvrez les yeux!

Tu rigoles gentiment, toi tu trouves que ça fait pitié, et toi tu dis que c’est snob et arrogant – je veux sauver le monde après tout.

Primo: je ne prétends pas sauver le monde, seulement ma propre peau, et en passant peut-être la tienne aussi. Ta mère la Terre avec son cœur en caillou tournera autour de son étoile encore pendant longtemps.

Secundo: ce n’est pas une petite fourmi comme moi qui, avec toute sa bonne volonté, va changer les choses. Surtout, ne deviens pas fataliste à ce constat, on n’a plus le temps pour ça.

Depuis trente ans, on fait des efforts. Douches plus courtes, du bio quand c’est possible et, surtout, plus de bouteilles en plastique. Certains ont même fait beaucoup mieux. «Bravo!» à tous ceux qui se sont engagés pour un monde meilleur, pour éviter la fin de l’humanité.

Malheureusement ça n’a pas suffi. Dommage. Ça fait longtemps que des scientifiques illustres et intelligents proposent une grande variété de solutions à mettre en place. Et pourtant, chaque année, les températures augmentent. Chaque année ça empire. Comment est-ce possible d’échouer aussi majestueusement à éviter la menace qui mène notre existence au bord du gouffre? Il faut trouver un moyen de poser la catastrophe climatique au centre des actions entreprises par ceux qui sont au pouvoir. Il est temps de traiter le réchauffement climatique comme la véritable crise qu’elle est.

Un changement immense et immédiat est nécessaire. Nous voulons montrer à tout le monde que l’on est prêt à aller plus loin et vous demander d’enfin faire ce qu’il faut. Tu pensais peut-être qu’on était qu’une bande de scotchés à l’écran, des accros d’internet? Alors pourquoi irions nous aussi nombreux et dans le monde entier, se les cailler dans la rue quand on pourrait aussi bien se faire une grasse mat’?

Et ne dis pas maintenant, comme les amies de ma grand-mère: «C’est bien que la jeunesse se réveille, ça donne de l’espoir.»

Mais c’est trop tard pour l’espoir. C’est la crise, l’urgence, c’est maintenant qu’il faut agir!

Nous sommes prêts à faire les efforts nécessaires pour avoir une chance de survie. Nous faisons la grève pour montrer qu’on n’est pas d’accord avec la situation actuelle et qu’on est prêts à faire les changements nécessaires pour un monde meilleur. C’est évident. On n’attend que vous.

Bon, les amis, on se voit à la grève dans l’au-delà?