Jaguar Land Rover va lui aussi mettre plus d’électrique dans son moteur

Le constructeur d’automobile Jaguar Land Rover a annoncé jeudi que ses nouveaux modèles seraient tous électriques ou hybrides à partir de 2020, après une annonce similaire du suédois Volvo il y a deux mois.

« Tous les nouveaux modèles Jaguar Land Rover seront électrifiés à partir de 2020 », a expliqué le directeur général du constructeur, Ralf Speth, dans un communiqué. « Nous allons lancer une série de modèles avec électricité, y compris des véhicules entièrement électriques, des hybrides rechargeables et des hybrides légers », a-t-il détaillé.

Une voiture électrique ne comporte qu’un seul type d’énergie de propulsion, électrique, et se recharge sur une prise de courant adaptée. Une voiture hybride rechargeable comporte habituellement deux types de propulsion: une électrique, rechargeable sur prise de courant, et une combustion à essence.

La voiture roule en puisant dans les deux sources d’énergie. Une voiture utilisant un système hybride léger comporte aussi deux systèmes de propulsion, mais à la différence de la rechargeable, sa batterie électrique ne peut se brancher et s’alimente pendant l’utilisation du véhicule – notamment en récupérant l’énergie issue du freinage.

Le groupe prévoit de lancer son premier modèle purement électrique l’an prochain, le SUV Jaguar I-Pace. Jaguar Land Rover appartient au groupe indien Tata Motors mais est une entreprise d’origine britannique basée à Coventry en Angleterre.

Le groupe a vendu 604.000 véhicules de luxe, de sport et SUV lors de son exercice comptable 2016-2017, un nombre record et en hausse de 16% sur un an. Outre Volvo, le constructeur britannique de voitures de sport Aston Martin a annoncé fin août dans le Financial Times vouloir équiper de batteries électriques tous ses nouveaux modèles à partir du milieu des années 2020. La plupart des constructeurs d’automobiles s’orientent vers les technologies électriques alors que, de la Chine à l’Europe, les autorités brandissent leurs ambitions écologiques et que les normes environnementales se durcissent.

Les autorités en France et au Royaume-Uni ont récemment fait part de leur intention d’interdire la vente des voitures diesel ou essence sur leur marché d’ici à 2040.

La Norvège a même annoncé qu’elle voulait voir cesser dès 2025 les ventes de nouvelles voitures équipées seulement d’un moteur à combustion, soit 15 ans plus tôt. Les Pays-Bas ont affiché des ambitions comparables.

La Chine a décidé l’an dernier que 12% des voitures vendues sur son territoire seraient électriques ou hybrides d’ici 2020. Le marché des voitures « propres » (électriques ou hybrides) reste toutefois minoritaire pour l’instant en Europe occidentale, où plus de 95% des nouveaux véhicules enregistrés en 2016 roulaient soit au diesel (49,5%) soit à l’essence (45,8%), selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea).