International / Un tsar, des stars

Alain Ducat / Incontournable comme un mur dressé devant le tireur de coup franc – sauf si Ronaldo est derrière le ballon –, la Coupe du monde de football produit ses effets. Comment y échapper, à la maison, dans un bistrot, sur une place équipée d’un écran géant, même au bureau? Incontournable, on vous dit…

Certes, tout le monde n’avale pas le pouvoir absolu des stars du ballon, des millionnaires capteurs de foule emportée par la houle.

Mais l’influence existe. Ce «Mondial», c’est une sacrée vitrine pour la Russie du tsar Vladimir. Tout a l’air de tourner si rond. Et puis Poutine a tellement l’habitude de se montrer en sportif accompli, pratiquant – pardon, excellant dans – toutes les disciplines que l’on fut presque étonné de ne pas le voir descendre de la tribune officielle pour entamer la partie inaugurale. On le verrait bien gardien de but. De sa révolution et de ses objectifs en tout cas. Mais non… Il serre la main de son homologue saoudien. Le match se solde par un triomphe russe, un score de forfait, inscrit en chiffres arabes, commenté en cyrillique.

Le lendemain, on apprend que Russie et Arabie saoudite s’entendent – c’était convenu avant le match, entre Poutine et le prince héritier Mohammed ben Salmane – pour proposer aux pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole d’augmenter leur production. Au grand dam de l’Iran, qui est pourtant aussi au rendez-vous de la planète foot. Et Trump, il ne joue pas? Non, avec lui, les Etats-Unis sont inqualifiables.