Et si Gambia continuait? /C pour vous…

Dans cinq mois, les électeurs vont élire les représentants du gouvernement et de la Chambre des députés. Les «grands» partis ont déjà présenté leurs candidats et, lentement, ils se mobilisent dans des manifestations à travers le pays. La mode est de donner ses voix aux personnes qu’on connaît soit à cause du travail, soit parce que nos enfants fréquentent la même classe ou jouent au foot ensemble, soit parce qu’on a des amis en commun ou parce que les candidats sont des promis A, voire B ou C, genre présentateur de télé. Mais ne serait-ce pas mieux pour le pays d’élire les gouverneurs de par leurs compétences et leurs qualifications? Pour être clair: les membres du gouvernement décident de ce qui va se passer pendant les six prochaines années et la Chambre des députés va décider des lois: par exemple, si une loi pour ou contre l’euthanasie est votée, si le code pénal est modifié par des peines plus larges ou plus strictes, si les véhicules à gazoline peuvent circuler tous les jours ou s’il y a des restrictions, si les médicaments sont remboursés par la CNS ou si la participation est augmentée, etc. Il est dès lors d’une importance fondamentale de bien choisir les représentants du pays pour les bonnes raisons et surtout d’éviter le panachage à travers les partis essentiellement basé sur la sympathie qu’on éprouve pour les uns et les autres. Les membres du gouvernement et de la Chambre des députés ont une responsabilité conséquente pour chacun de nous. Je suis d’avis que toute personne ayant un droit de vote doit être consciente de son obligation et je pense qu’il est utile de lire les programmes électoraux et de se poser les bonnes questions:

– Quelle personne est-ce que je souhaite comme Premier ministre? (Même si on ne peut pas élire cette personne à cause du vote par circonscriptions, on peut renforcer ce parti en élisant le même parti que la personne qu’on souhaite voir à la tête du gouvernement).

– Est-ce que je veux que mon pays soit représenté par des personnes ayant des visions? (Ne rien faire et ne pas avoir d’idées pour les décennies à venir représente un pays en paralysie ou en sommeil).

– A quelles idées est-ce que je peux m’identifier? (Pour ce faire, il suffit de consulter les idées clés des programmes électoraux).

– Est-ce que j’ai dû faire de grands sacrifices ces dernières années sous Gambia?

La liste des questions qu’on devrait se poser est longue, mais je suis persuadée que le gouvernement actuel a réalisé tellement de projets que je ne vois pas sur quel point il faudrait changer quelque chose. La réalisation du tram, une nouvelle loi pour les hôpitaux, le taux de chômage qui a baissé, le tourisme qui connaît ses plus grands exploits, les entreprises qui viennent s’installer au Luxembourg, les congés spéciaux pour les familles, l’éducation des enfants, le nouveau stade de football qui est en cours de réalisation, l’index qui a été réintroduit… et j’en passe.

Ne faudrait-il pas continuer sur ce même chemin? En tout cas, c’est ce que je souhaite!

Christine Schweich