France/Fipronil: des biscuits et des gaufres ajoutés à la liste des produits retirés

Deux références de biscuits et de gaufres fabriqués en France avec des produits néerlandais ont été ajoutées à la liste des produits contenant des traces de l’insecticide fipronil et retirés du marché en France.

Des biscuits fourrés Mister Choc Chocolat de marque Lidl, et des gaufres de la Biscuiterie Latour, située à Givet dans les Ardennes, ont été ajoutés à la liste disponible sur le site du ministère de l’Agriculture (http://agriculture.gouv.fr/fipronil-liste-des-produits-retires-de-la-vente-en-france).

Ces produits ont été fabriqués en France mais à base de matières premières venant des Pays-Bas, précise le ministère. Ils ont été retirés du marché car ils contiennent du fipronil à une concentration supérieure à la limite réglementaire, mais ne présentent « pas de risques pour la santé », dit le ministère qui précise qu’ils sont listés dans un souci d’information du consommateur.

Cette liste est évolutive : elle sera complétée au fur et à mesure des confirmations de la présence de fipronil dans des produits au-dessus de la limite autorisée, assure encore le ministère.

L’utilisation frauduleuse de cet insecticide interdit en Europe sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et dans le Pas-de-Calais a causé un scandale sanitaire qui touche quasiment tous les pays de l’UE (sauf la Croatie et la Lituanie) et 19 pays tiers.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a assuré lundi que le fipronil n’a été retrouvé que dans un seul cas dans des oeufs produits en France à l’issue de près de 3.000 contrôles. Le seul élevage français touché est celui qui a donné l’alerte aux autorités françaises.

Un seul cas de fipronil dans les oeufs français

Aucune trace de l’insecticide fipronil, à l’origine du scandale des oeufs contaminés cet été, n’a été retrouvée dans des oeufs produits en France à l’issue de près de 3.000 contrôles, a annoncé lundi Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture.

« Nous n’avons trouvé aucune trace de fipronil dans les élevages français », a annoncé M. Travert sur Europe 1, évoquant toutefois une exception. « Il y a eu un élevage dont les oeufs avaient été contaminés et (…) le proprétaire s’était spontanément manifesté », a-t-il expliqué.

Pour le reste, « tous les cas de contamination en France étaient des produits d’importation qui venaient de nos voisins, Belgique et Pays-Bas », a assuré M. Travert, précisant que 2.900 élevages français avaient été contrôlés.

La contamination de dizaines de millions d’oeufs est apparue au grand jour début août et a concerné des produits vendus dans presque toute l’Union européenne (UE). Elle provient de la désinfection d’élevages de poules pondeuses par du fipronil, un antiparasitaire strictement interdit dans la chaîne alimentaire.

La fraude a surtout été pratiquée aux Pays-Bas et en Belgique mais la Commission européenne, qui estime qu’elle remonte à septembre 2016, fait aussi état de cas potentiels en Allemagne (sept élevages), en France (l’unique élevage cité par M. Travert), en Italie (10 élevages) et en Hongrie (deux élevages). Elle a conduit au retrait de nombreux produits par la grande distribution, allant de gaufres aux brownies, dont elle a plombé les ventes en France en août.

« La France n’a pas perdu de temps pour mettre en place les contrôles mais nous avons été alertés trop tardivement », a affirmé lundi M. Travert, évoquant un projet de « proposition commune » avec ses homologues belge et allemand pour améliorer le système d’alertes entre membres de l’UE.