France/ Le kiosque à journaux nouveau est arrivé à Paris

Un prototype du nouveau modèle de kiosques à journaux parisien, dont le projet avait été âprement contesté par des défenseurs du patrimoine, a été installé lundi dans la capitale.

360 kiosques seront en place d’ici juin 2019. 40 modèles anciens seront rénovés. Fait de métal, d’aluminium et de verre recyclables, surmonté d’un toit bombé et de la même couleur verte que les kiosques traditionnels, doté de nombreuses innovations, ce prototype a été installé lundi dans le XIVe arrondissement.

Le renouvellement des kiosques parisiens, d’un coût de 52,4 millions d’euros a été décidé pour « redynamiser le réseau de vente de la presse à Paris, en facilitant l’accueil des clients, et d’améliorer les conditions de travail des kiosquiers », a rappelé Olivia Polski, adjointe au Commerce de la maire PS de Paris Anne Hidalgo. D’une emprise au sol identique aux anciens — 12 m2 fermé, presque 16m2 ouvert — le nouveau kiosque est un peu plus haut, plus clair, permet au client d’entrer « et de feuilleter les revues.

Avant, 90% de l’offre ne lui était pas accessible », selon Jean-Paul Abonnenc, directeur général de Médiakiosk. Dessiné par Matali Crasset, il reprend « l’esprit de l’atelier parisien », selon la designer. Il est éclairé aux leds, ce qui réduira la facture de 54%, affiche 20% de publicité en moins et est équipé de lumières extérieures (vert-rouge) permettant de signaler s’il est ouvert ou fermé. Il facilite également le travail du kiosquier, avec plus de rangements, une « bulle de confort » où il peut rester au chaud, éventuellement des toilettes s’il le demande. Il peut être ouvert ou fermé en un quart d’heure. « Avant, la fermeture pouvait prendre une heure trente », a indiqué James Howarth, kiosquier de ce prototype qui servira pendant trois mois de cobaye.

Les futurs kiosques offriront de nouveaux services, billetterie en ligne, écrans numériques extérieurs, vente de boissons, de souvenirs, prises pour recharger les portables, etc.

Certains seront gris ou rouges. Les premiers projets avaient déclenché des protestations de défenseurs du patrimoine. 58.000 personnes ont signé une pétition pour garder « l’esprit du Paris d’antan » du modèle 1857 de l’architecte Gabriel Davioud (1823-1881), avec festons et petit dôme sur le toit. Il est emblématique, selon eux, de l’identité de Paris.

afp