Un film sur une activiste écologiste islandaise primé par le Parlement européen

Le film « Woman at war » de l’Islandais Benedikt Erlingsson, portrait d’une activiste écologiste en lutte contre un géant de l’aluminium, a reçu mercredi le Prix Lux décerné par les députés du Parlement européen.

« +Woman at war+ nous fait découvrir la beauté extraordinaire (de l’Islande) à travers la détermination de sa protagoniste, une amazone qui défend la nature.

Le message est clair: il faut agir et de manière urgente pour protéger notre planète », a déclaré le président du Parlement, Antonio Tajani, dans l’hémicycle de Strasbourg.

Ce film militant, co-produit par l’Islande, la France et l’Ukraine, raconte l’histoire d’une femme sur le point d’adopter une petite fille en Ukraine, qui fait répéter une chorale le jour et se transforme la nuit en guerrière pour s’attaquer, notamment par des sabotages, à un géant de l’aluminium en Islande.

« Le défi du changement climatique sera le marqueur de toutes les politiques à l’avenir », a lancé aux eurodéputés le réalisateur Benedikt Erlingsson en recevant son prix à Strasbourg.

Sélectionné à la Semaine de la Critique au dernier festival de Cannes, « Woman at war » avait reçu le prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Créé en 2007, le prix Lux est dédié à la promotion du cinéma européen.

Le film lauréat, ainsi que les deux autres finalistes, ont bénéficié d’une prise en charge financière par le Parlement européen pour leur sous-titrage dans les 24 langues de l’Union européenne. Une copie numérique a aussi été produite pour chaque Etat membre.

Le gagnant du prix va également être adapté pour les personnes malentendantes et malvoyantes et sa promotion est soutenue pour ses sorties en salles.

Les trois films finalistes de l’édition 2018 du prix Lux étaient centrés sur des « histoires de femmes fortes et déterminées à changer les choses », a souligné Antonio Tajani. Le deuxième lauréat est le drame germano-autrichien de Wolfgang Fischer, « Styx », sur une médecin urgentiste partie seule pour un voyage en mer, et qui, après une tempête, se retrouve face à une embarcation de migrants en détresse.

Le troisième lauréat est le document « L’envers d’une histoire », co-production de la Serbie, de la France et du Qatar, réalisée par Mila Turajlic, et qui, à travers une conversation avec sa propre mère, figure de l’opposition à Slobodan Milosevic, dresse le portrait d’une famille et d’un pays dans la tourmente.