Européens, Russie et Chine déterminés à soutenir les exportations de pétrole iranien

Les Européens, la Russie et la Chine ont affirmé vendredi leur volonté de permettre à l’Iran de « continuer » à exporter son pétrole et son gaz en dépit de la volonté américaine de stopper les exportations de brut iranien dans le cadre du rétablissement des sanctions.

Cet engagement des chefs de la diplomatie des cinq puissances restant parties à l’accord sur le nucléaire iranien (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie) fait partie d’une liste de onze objectifs définis vendredi à Vienne lors d’une réunion avec l’Iran pour sauver cet accord.

Après leur retrait en mai de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, les Etats-Unis ont demandé à tous les pays de stopper complètement leurs importations de pétrole iranien d’ici le 4 novembre s’ils veulent éviter les sanctions américaines rétablies après le retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien. De leur côté, les Européens, qui affirment leur attachement à l’accord, dialoguent avec l’Iran pour essayer de conserver l’adhésion de la République islamique à ce pacte par lequel l’Iran s’engage à ne pas se doter de l’arme atomique.

Après un peu plus deux heures de réunion « dans une atmosphère constructive et de confiance », les participants à la réunion de Vienne ont publié une liste de onze objectifs visant à « fournir des solutions pratiques afin de maintenir la normalisation des relations commerciales et économiques avec l’Iran », selon un communiqué commun. Parmi ces objectifs figurent, outre le soutien aux exportations de pétrole iranien, « la préservation et le maintien de canaux financiers efficaces avec l’Iran, la poursuite des communications maritimes, terrestres, aériennes et ferroviaires, la promotion de la couverture du crédit à l’exportation, un soutien clair et efficace aux opérateurs économiques qui commercent avec l’Iran (…), l’encouragement de nouveaux investissements en Iran, la protection des opérateurs économiques pour leurs investissements et autres activités financières en Iran ».

Les signataires ne précisent cependant pas par quels moyens concrets relever ce défi alors que la perspective du retour des sanctions américaines a commencé à faire fuir d’Iran les investisseurs étrangers. Ils entendent travailler « à des solutions pratiques » « grâce à des efforts bilatéraux » et se réunir de nouveau pour faire le point sur les avancées.