Europe / Du monde aux Balkans

Alain Ducat / Juncker on Tour, c’est reparti. Cette fois, il ne s’agit plus de faire campagne pour la présidence de la Commission, puisque le Luxembourgeois répète qu’il ne briguera pas de nouveau mandat. Cela ne l’empêche pas d’être dans tous les dossiers chauds européens.

Là, il est en tournée sur un front stratégique. L’adhésion des Balkans occidentaux à l’UE est une des priorités de la présidence bulgare du Conseil. Une perspective qui figure dans la «feuille de route» du président Juncker. Alors il la défend, sur ces terres gelées où passent aussi des migrants, quand ils ne sont pas refoulés. Un autre enjeu majeur de l’Europe, voire de la planète.

Il est aussi présent sur le Brexit. Mais, plus léger, il ose s’imaginer, le temps d’une de ces boutades dont il a le secret, Premier ministre anglais.

Il est, encore, en pointe sur les principes qui guideront son remplacement: Spitzenkandidat – tête de liste du parti européen plébiscité – comme le soutiennent les eurodéputés ou procédé plus complexe avec coudées franches aux Etats, comme le prônent la France, la Pologne (et Donald Tusk), les Etats baltes ou… le Luxembourg?

S’ajoute un dossier en coulisse: la progression fulgurante de Martin Selmayr, désormais secrétaire général de l’exécutif après avoir été porte-parole et chef de cabinet de Juncker (et avoir servi auparavant Viviane Reding).

On en parle, semble-t-il, jusqu’aux confins de l’Union, peut-être plus désunie que jamais.