Des eurodéputés bloqués plusieurs heures dans le train pour Strasbourg

Des eurodéputés et des fonctionnaires européens se rendant à la session parlementaire à Strasbourg ont été bloqués dans le train plusieurs heures à la suite à d’une panne d’électricité sur le réseau ferroviaire français, a indiqué lundi le porte-parole du parlement européen.

« Il y a pas mal de collègues qui sont coincés dans le train, dont la porte-parole adjointe du service de presse », a déclaré Jaume Duch Guillot, lors d’une conférence de presse de présentation de la session à Strasbourg.

Sur son compte twitter, ladite porte-parole ajointe, Marjory van den Broeke, a fait état de ce retard, photographiant les fonctionnaires sortis du train arrêté dans la campagne française sous un ciel orageux. « Suite à un problème d’alimentation électrique, le Thalys –reliant Bruxelles à Strasbourg– enregistre un retard de 240 minutes », a indiqué Thalys sur son compte twitter. « Nos équipes sont en cours d’intervention pour résoudre le problème au plus vite », a-t-il ajouté.

Cet incident survient alors que la chancelière allemande Angela Merkel a mis les pieds dans le plat la semaine dernière lors d’une réunion du Parti Populaire Européen (PPE, droite, parti majoritaire au Parlement européen) à Munich (sud de l’Allemagne) sur le double siège de l’assemblée européenne, à Bruxelles et à Strasbourg.

« Je pense que le parlement européen doit concentrer son travail sur un site. Je sais quels problèmes je cause, à la France et au Luxembourg (autre pays qui accueille une institution européenne deux fois par an, les conseils des ministres des différents secteurs, représentant les 28 Etats membres, ndlr) mais je pense qu’à la longue, cela ne renforce pas sa capacité d’action », a-t-elle dit.

La question de savoir si les eurodéputés ne devraient pas toujours rester à Bruxelles plutôt que de venir une fois par mois à Strasbourg est une question récurrente, mais elle s’est toujours heurtée à la ferme opposition de la France. Toute modification du siège du Parlement européen nécessiterait l’unanimité des Etats membres, « mais chaque chef de gouvernement peut avoir un avis », a déclaré M. Duch Guillot, interrogé sur les déclarations d’Angela Merkel.