Les Etats-Unis et le Luxembourg signent un protocole d’accord dans le domaine spatial

Le Luxembourg et les Etats-Unis ont annoncé vendredi la signature d’un protocole d’accord pour approfondir « considérablement » leur coopération dans le secteur spatial, et faciliter l’exploration et la recherche en commun, dans les secteurs public et privé.

Le document « couvre le plus large éventail possible d’activités spatiales que les deux pays entreprendront, afin de générer de la croissance », a déclaré le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross à Luxembourg.

Il s’agit notamment de faciliter l’exploration, le développement et l’utilisation de l’espace non seulement pour les gouvernements des deux pays mais aussi pour les instituts de recherche et les entreprises spatiales du secteur privé, est-il souligné dans un communiqué cosigné avec le ministre luxembourgeois de l’Economie Etienne Schneider.

Ce cadre de travail « permet également de créer des partenariats sur d’importants problèmes spatiaux tels que la réforme de la réglementation et les débris spatiaux », a ajouté M. Ross. Les États-Unis ont adopté en 2015 le Space Act, un texte de loi permettant l’exploration et l’exploitation commerciale des ressources spatiales.

En juillet 2017, le Luxembourg a introduit une loi garantissant aux sociétés spatiales la propriété des objets célestes qu’elles rapporteraient sur Terre, une première européenne.

Le Luxembourg a déjà signé des protocoles d’accord dans le domaine spatial avec les Émirats arabes unis, le Japon, la Chine, la République tchèque, la Pologne et la Belgique.

Au total, une vingtaine de sociétés privées actives dans le domaine spatial ont annoncé leur implantation au Luxembourg, avec un potentiel d’une centaine d’emplois à la clé selon une source gouvernementale.

Actuellement, le domaine spatial représente 2% du Produit intérieur brut de ce petit pays situé au coeur de l’UE, a souligné vendredi Etienne Schneider.