Elégance et raffinement pour la 2e édition de Fine Arts Paris au Carrousel du Louvre

Le Salon Fine Arts Paris consacrée à la peinture et la sculpture a ouvert mercredi ses portes pour sa deuxième édition, cherchant à s’imposer comme un rendez-vous incontournable et élégant de l’art dans le calendrier culturel chargé de l’automne à Paris.

Dans une ambiance tamisée, 43 galeries marchandes, pour les deux-tiers françaises, dont quelques émergentes, présentent jusqu’à dimanche au Carrousel du Louvre des oeuvres sur différents supports et matériaux, en majorité tableaux et sculptures, depuis des enluminures du XVème siècle jusqu’à aujourd’hui.

Des signatures très connues cotoient celles de leurs émules, pour la plupart oubliés. L’art contemporain, à qui est dédiée la Foire internationale d’art contemporain (FIAC) en octobre, est ultra-minoritaire dans les galeries de Fine Arts Paris, où la peinture du XIXème siècle et de la première moitié du XXème siècle, principalement figurative, dominent.

« Le Salon, nous l’avons voulu comme un gigantesque cabinet d’amateurs d’art, constitué d’autant de petits cabinets qu’il y a de marchands, chacun apportant sa touche personnelle par le mélange des objets et des tableaux qu’il choisit de mélanger », a synthétisé à l’AFP son président Louis de Bayser. La première édition s’était tenue l’an dernier au Palais Brongniart, place de la Bourse, là ou se tient le Salon du dessin chaque année en mars. Ce sont les organisateurs de ce Salon spécialisé qui ont voulu ce nouveau format Fine Arts. L’ancienne Bourse s’était révélée trop étroite, même si le choix du Carrousel a été critiqué comme un lieu trop impersonnel. Le Salon du dessin reste à Brongniart un rendez-vous très attendu chaque année. « Dans un contexte de forte concurrence, il faut installer un nouveau rendez-vous en novembre pour les collectionneurs. Sinon Fine Art Paris risque de disparaître », a ajouté M. de Bayser.

Fine Arts Paris, que le ministre de la Culture Franck Riester a visité mardi soir, a aussi créé la Semaine de la sculpture, un parcours parisien dans une discipline longtemps sous-estimée. Il reprend l’expérience réussie de la Semaine du dessin qui fédère une trentaine de musées et d’institutions autour du Salon du dessin, en partenariat avec le Louvre, Petit Palais, Centre Pompidou, Musées d’Orsay, Zadkine, Bourdelle, Rodin, Maillol, etc..