Alain Ducat / Ce n’est sans doute pas le secteur le plus mis en vitrine dans le pays et encore moins à l’extérieur. Pourtant, l’économie sociale et solidaire n’a rien de négligeable. L’union luxembourgeoise (Uless) qui assure sa défense et sa promotion, représente, directement ou indirectement, plus de 300 entreprises, comptant quelque 20.000 salariés. Assez représentatif d’un secteur en pleine expansion, qui a son utilité avérée. Même politiquement. L’économie sociale et solidaire, jusque-là dévolue, en marge de l’emploi et du travail, au maroquin de Nicolas Schmit, est désormais aux mains de Dan Kersch.
A nouveau ministre, nouvelle représentativité. Par exemple, au sein de la Chambre de commerce, qui doit refléter l’ensemble des secteurs économiques. L’occasion se présente: l’élection de la Chambre de commerce aura lieu en mars prochain et il faut s’inscrire sur l’indispensable liste des candidats avant ce 14 décembre.
L’Uless y encourage ses membres. Sous forme de société anonyme, de SARL ou de société d’impact sociétal, ils sont d’office ressortissants de la Chambre. Mais n’y ont pas encore fait vraiment leur lit. Etre élues aux instances serait un solide pas pour ces entreprises porteuses de projets de société, œuvrant à l’intégration, à la remise au travail, au soutien de personnes fragilisées, par un handicap, physique, mental, social.
Car oui, ce travail dans le «non-marchand» mérite le respect et la solidarité générale, plus que la solide hilarité de la part de certains faiseurs de valeur aux visions trop étroitement mercantiles.



