Dette grecque: Tsakalotos « optimiste » sur la conclusion d’un accord

Le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, s’est dit jeudi « optimiste » sur la conclusion d’un accord avec ses créanciers, zone euro et FMI, qui permettrait le versement d’argent frais à la Grèce, mais aussi d’obtenir des précisions sur un allègement de sa dette.

Les ministres des Finances de la zone euro – l’Eurogroupe – se réunissent dans l’après-midi à Luxembourg, en présence de la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, dans l’espoir de relancer le troisième plan d’aide à Athènes de 86 milliards d’euros signé en juillet 2015, mais qui patine depuis des mois.

Le temps presse pour la Grèce, qui doit rembourser en juillet plus de 7 milliards d’euros d’anciennes créances et a besoin qu’une nouvelle tranche d’aide lui soit versée. Mais Athènes réclame aussi des mesures d’allègement de sa dette, faute de quoi elle menace de faire capoter un éventuel accord, ce qui plongerait la zone euro dans le doute.

Interrogé sur les chances d’un accord avant la réunion de l’Eurogroupe, M. Tsakalotos s’est contenté de se dire « optimiste », adoptant un ton bien plus modéré que celui des responsables grecs, dont le premier ministre, Alexis Tsipras, ces derniers jours. De fait, le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a affirmé peu après que la zone euro donnerait « plus de précisions à la Grèce et au FMI » sur les mesures d’allègement de la dette qui pourraient être accordées à la fin du programme en 2018. « J’espère que nous franchirons aujourd’hui une étape majeure », a-t-il déclaré. Mais « la réunion où nous prendrons des décisions finales sur la taille de l’allègement de la dette n’est pas aujourd’hui », a-t-il aussi prévenu, rappelant que « des mesures sur la dette » avaient déjà été esquissées « l’an passé ».

Depuis des mois, l’équation reste la même: l’Allemagne exige que le FMI participe financièrement au plan d’aide, mais celui-ci ne veut pas le faire sans engagement des Européens à alléger la dette grecque (179% du PIB), ce que Berlin refuse d’imaginer avant les législatives de septembre.