Un Luxembourgeois devient secrétaire général de l’AIJA
L’AIJA est très liée au Grand-Duché. Tant par ses origines que par l’implication de ses membres.
L’Association internationale des jeunes avocats (AIJA) a été fondée en 1962 en tant qu’asbl de droit luxembourgeois. «Il s’agissait à l’époque de réunir de jeunes avocats luxembourgeois, mais aussi français et belges, afin de discuter de questions scientifiques et de la condition du jeune avocat», détaille Nicolas Thieltgen du cabinet Brucher Thieltgen & Partners et actuel secrétaire général adjoint de l’association. Et l’idée a séduit très largement au-delà des frontières initiales. Après 50 ans d’existence, l’AIJA compte 4.000 membres dans le monde, dont 60 Luxembourgeois.
«Très implantée en Europe, l’association est également très présente en Amérique du Sud.» D’ailleurs, le prochain congrès annuel se tiendra ce 21 septembre à Buenos Aires.
[cleeng_content id= »487694500″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Pour devenir membre, il faut être avocat ou juriste d’entreprise et avoir moins de 45 ans. Les objectifs n’ont pas varié depuis la création: la protection de la profession, la favorisation d’échanges scientifiques. Et, évidemment, le développement d’un réseau.
Escale grand-ducale
«Se rencontrer et développer un réseau international est très important. C’est encore plus vrai ici où la profession d’avocat est pour beaucoup une activité internationale», rappelle Nicolas Thieltgen. Ce qu’approuve Alain Goebel, avocat-associé au sein du cabinet Arendt & Medernach et représentant national du Luxembourg à l’AIJA.
Outre les séminaires scientifiques, la vie de l’association est rythmée par trois grands événements: la conférence annuelle et deux conférences semi-annuelles. La prochaine conférence annuelle va se dérouler le 21 septembre prochain à Buenos Aires. Ce sera l’occasion pour le conseil d’administration, les commissions scientifiques et les représentants nationaux de se réunir. C’est à cette occasion que Nicolas Thieltgen prendra le poste de secrétaire général pour une durée de deux ans.
Le conseil d’administration se compose d’un président, d’un past-président, d’un vice-président, d’un trésorier et d’un secrétaire général. Ce dernier tient la maison. En tant que gardien des statuts, il doit veiller à ce que les objectifs de l’association soient atteints. Et assurer également le suivi administratif de l’AIJA, avec l’aide d’un secrétariat composé de quatre permanents.
Si les orientations stratégiques sont définies par le conseil, à son poste, le secrétaire général dispose d’une certaine liberté de manœuvre sur les orientations à donner.
Pour Nicolas Thieltgen, la priorité est la protection des droits de l’Homme. L’AIJA est déjà active en la matière. Le futur secrétaire général rapporte le cas d’un jeune avocat congolais condamné à mort dans son pays suite à des prises de positions politiques ayant déplu aux autorités en place et dont l’association, après un fort travail de lobbying, a pu obtenir la grâce. «Quand une démocratie va mal, on commence à s’attaquer aux avocats. C’est important de défendre leurs droits, notamment vis-à-vis de jeunes avocats qui sont plus faibles.»
Les conférences semi-annuelles ont une vocation plus scientifique. La prochaine est programmée du 20 au 23 novembre au Grand-Duché. «C’est un honneur, une récompense de l’implication du Luxembourg dans l’association, une implication qui est forte», indiquent Nicolas Thieltgen et Alain Goebel, qui ont œuvré de concert pour mener le projet à bien. Avant d’accéder au secrétariat général, Nicolas Thieltgen était en effet le représentant national au pays de l’AIJA. Plus de 200 avocats sont attendus. On parlera des problèmes juridiques liés à la création d’e-shop et de l’influence de tous les acteurs, internes ou externes, sur la vie d’une société. Du sérieux, certes, mais entrecoupé de temps de convivialité comme le «home hospitality dinner», une tradition de l’AIJA qui prévoit que les confrères locaux reçoivent chez eux leurs homologues étrangers le temps d’un dîner non protocolaire.
Marc Fassone
Tradition
Même si l’AIJA siège désormais à Bruxelles, le Luxembourg marque l’association de son empreinte. De nombreux avocats du pays y ont occupé de hautes fonctions «et ont laissé un bon souvenir dans l’association», comme notamment Guy Harles du cabinet Arendt & Medernach qui en fut président en 1996. «Il y a une grande tradition luxembourgeoise au sein de l’AIJA. Nous sommes un petit pays, on apprécie notre sens de la diplomatie et la connaissance des autres cultures», analyse Nicolas Thieltgen.
Actuellement, Nicolas Thieltgen et Alain Goebel occupent deux postes clés.
Alain Goebel rejoint l’association en 2005. «C’est un peu une tradition dans notre cabinet», confie-t-il en se référant à Guy Harles. Fiscaliste , il siège à la commission de droit fiscal. Il en est actuellement le représentant national. La représentation nationale, c’est l’ambassade de l’association dans la juridiction. Son grand projet est d’obtenir la reconnaissance des séminaires au titre de la formation continue obligatoire.
Nicolas Thieltgen est membre depuis 2001. En 2010, il devient vice-président de la commission de droit bancaire, financier et boursier et représentant national pour le Luxembourg. A ce titre, il organise en 2011 un séminaire sur la responsabilité des banquiers en temps de crise. Remarqué, le bureau le contacte en 2012 pour devenir secrétaire général adjoint, indispensable marchepied pour le poste de secrétaire général.
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