Dernière ligne droite / Les rentrées

Jacques Hillion / Le 17 septembre, ce sont 104.381 élèves et 40.667 enseignants qui, pour la plupart, retrouveront le chemin de l’école, sonnant ainsi la fin d’une longue pause estivale.

Le communiqué du ministère de l’Education nationale souligne que le succès des écoles internationales publiques, qui accueillent près de six cents élèves supplémentaires par rapport à 2017 (pour un total de 2.200 élèves), est le reflet de «la dynamique d’évolution de la société luxembourgeoise». Un dynamisme qui est avant tout économique et qui se retrouve avec le retour des bouchons.

Cette réalité qui marque le retour du quotidien devrait en tout cas apporter du grain à moudre à l’autre grande rentrée, celle qui, un mois durant, occupera les esprits et vient d’être officiellement lancée: la campagne électorale.

Si cette dernière a débuté il y a déjà longtemps, elle ne peut que prendre de l’ampleur sachant qu’il faut gagner la confiance des indécis qui ont tendance à se décider quelques jours avant le vote, voire dans l’isoloir.

La grande entreprise de séduction a donc commencé. Le thème de l’identité occupe une place de choix ainsi que les récurrences que sont le logement, le travail, l’emploi, l’éducation… Les grandes questions restent pour le moment en retrait. On connaît l’intérêt de l’électeur pour les questions économiques et pour les prolongements qu’elles peuvent avoir sur son porte-monnaie.

A ce titre, la coalition sortante a des atouts en main qui devraient permettre à chacun de ses trois membres de se faire entendre face à un CSV que l’on annonce – et la position en est d’autant moins confortable – trop facilement vainqueur.

Reste que la question de la croissance est déterminante. Elle a un impact direct sur le niveau et sur la qualité de la vie. Un point trop souvent occulté et qui se décline moins en termes de pourcentage de croissance de la richesse nationale qu’en termes d’aménagement du territoire, de développement durable…

A l’heure où la démission du ministre français de l’Environnement, Nicolas Hulot, tend à montrer qu’une politique écologique ne peut pas se dissoudre dans l’économie de marché et que les scientifiques ne cessent de répéter qu’en matière de réchauffement climatique, nous allons droit dans le mur, il y a matière à débattre. Car la question transcende tous les partis – lesquels, officiellement ont tous la fibre verte – et s’attache pratiquement à tous les points de programme que les uns et les autres se proposent de développer pour conquérir le cœur de l’électeur.