Au CES de Las Vegas, arrivée en masse des startups françaises et les 8 startups Luxembourgeoises

Il s’appelle Buddy et, avec ses grands yeux tristes ou joyeux, ce petit robot compagnon est l’un des objets que les très nombreuses entreprises françaises sont venues présenter salon de Las Vegas, tremplin pour conquérir le marché international.

Quelque 365 entreprises hexagonales, surtout des startups, misent sur les retombées du Consumer Electronic Show (CES), plus gros salon de l’électronique grand public au monde, avec ses 4.000 exposants et ses plus de 170.000 visiteurs attendus.

Et il y a de tout parmi ces jeunes pousses: un caleçon pour homme et un body pour bébé pour protéger des ondes wifi (Spartan), une machine à fabriquer des crèmes cosmétiques sur mesure (Romy) et un très grand nombre d’objets connectés: une cave à vin (Caveasy), une brosse à dents pour enfants (Kolibree)… « C’est LE salon où il faut aller pour avoir une visibilité internationale », s’enthousiasme Maud Verraes, responsable marketing de Blue Frog, venue présenter le robot blanc mobile Buddy, « mélange entre une enceinte connectée, un iPad et un animal de compagnie ».

C’est le troisième séjour du petit robot à Las Vegas et cette fois c’est la bonne: venu pour la première fois en 2016 à l’état de prototype pas vraiment abouti, Buddy revient en version industrielle cette année, pour une commercialisation mondiale en septembre prochain, à 1.299 euros.

En juin, le président Emmanuel Macron affirmait que « la France est en train de devenir la nation des startups ». Quelques mois plus tard, à Las Vegas, la France est troisième délégation du salon derrière les mastodontes, les Etats-Unis et la Chine, mais la première pour les startups: elles sont plus de 270, selon les chiffres officiels.

« C’est la première fois que l’on a autant d’acteurs français présents, on est une des communautés les plus présentes, mais on ne vient pas juste se montrer, on vient vendre », assure Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat français au Numérique, venu saluer les startups mardi, à l’ouverture du salon. Même si « elles sont à des degrés différents de maturité », ces entreprises viennent trouver des investisseurs, des distributeurs, se faire connaître, explique M. Mahjoubi, lui-même issu du monde des startups. « On vient au CES si on veut se développer à l’international, sinon ça ne sert à rien de venir », poursuit le secrétaire d’Etat, qui rappelle les tendances phares de la French Tech (startups ou entreprises confirmées), c’est aussi l’intelligence artificielle, la santé, les transports… Thomas Samtmann, venu avec sa startup CamToy présenter Laïka, un « robot compagnon de vie » pour chien –et lanceur automatique de croquettes– confirme. « On vient ici pour rencontrer des super contacts, déjà en trois heures ce matin, on en a déjà quelques-uns de très intéressants, des distributeurs, des investisseurs », explique le jeune Français, qui cite aussi « la couverture médiatique » cruciale pour « atteindre des marchés comme les Etats-Unis par exemple, qui sont des zones géographiques très intéressantes pour nous ».

Les espoirs de ces jeunes entrepreneurs sont immenses mais tous ne connaîtront pas le succès escompté malgré des technologies parfois innovantes, loin de là. Alors, y a-t-il trop de startups françaises à Las Vegas ? « Aucune n’est là par hasard », assure Mounir Mahjoubi, refusant de parler d’erreurs de casting.

 

Le 23 novembre dernier, EAEC Luxembourg en partenariat avec Luxinnovation annonçait les 8 startups Luxembourgeoises, qui représenteraient le premier pavillon Luxembourgeois au CES de Las Vegas.