Culture / Sonsde cloche

Marie-Anne Lorgé Culture / Au Mudam, il faut toujours lui chercher des poux. Ce qui chiffonne, c’est que Suzanne Cotter, la nouvelle directrice, fasse du ménage. Dans le but de mieux valoriser la collection que d’aucuns réclament. Sauf que le Mudam est à l’étroit. Du coup, Cotter dégage. Exit la chapelle gothique tout en métal de Wim Delvoye. Ce qui est aussi sacrilège que paradoxal, puisque l’œuvre est emblématique… de la collection. Mais elle ne serait que délogée, déplacée dans le «Pavillon», un espace dévolu aux activités pédagogiques, qui, elles, n’auraient plus de lieu où donner de la tête. Un coup bas pour la mission éducative du musée. La cerise de ce drame cornélien, c’est surtout que Cotter écourte l’actuelle expo de Su-Mei Tsé en vue d’aérer son programme… attendu en juin. Et là, c’est la crise, le droit d’imprimer sa marque n’étant pas infailliblement soluble dans celui, compulsif, de faire table rase.

Pendant ce temps, le débat ne lâche pas Enrico Lunghi, l’ex-directeur du Mudam. Sauf que le livre Chronique de l’affaire Lunghi-RTL-Bettel n’est pas un règlement de comptes. L’affaire est close. Pour l’auteure, Catherine Gaeng, historienne et compagne d’Enrico, l’enjeu est autre, c’est celui d’une réhabilitation exclusivement due… aux observateurs et à la presse.

Du reste, ce qui couve est autrement important. Il s’agirait pour le ministère de la Culture de créer un fonds commun de financement. Mais ça, pour l’heure, c’est top secret.