Des cracks sur la glace sous le soleil de St-Moritz

Amis parieurs et skieurs, la White Turf est pour vous !

Depuis 1907, la très chic station de ski suisse de St-Moritz s’adonne à des courses folles de pur-sangs sur un lac gelé.

En ce troisième dimanche de février, le soleil est au rendez-vous pour le dernier acte de la White Turf, qui joue sa 80e édition cette année.

Des chevaux, des jockeys, des coureurs à skis, du champagne, du caviar, des mondains et… de la neige !

Le principe ? Transformer St. Moritz en champ de course sur glace, sur un lac gelé recouvert de neige. Dans un cadre exceptionnel, celui des montagnes de l’Engadine, des milliers de personnes viennent parier et profiter du spectacle durant les trois premiers dimanche de février.

Pour la dernière session, le 17 février, quelque 15.000 passionnés se sont déplacés pour savourer les sept courses au programme.

Les paris sont montés à un total de 106.298 francs suisses (environ 93.568 euros).

L’événement draine parieurs, VIP et autres personnages mondains.

Loin des chapeaux surdimensionnés et parfois exubérants du prestigieux Prix de Diane, ce sont chapkas et manteaux de fourrures qui attirent les regards à St. Moritz.

Les festivités ont commencé gentiment par une course de trot sur 1.700 mètres avant d’enchaîner sur une épreuve de plat ultra rapide. Et puis le monde hippique a cédé sa place le temps d’une épreuve unique en son genre: le skikjoering. Les cracks des hippodromes sont attelés et tirent à grande vitesse des coureurs à skis sur 2.700 mètres.

Une performance étonnante au cours de laquelle les chevaux galopent dans un nuage de neige qu’ils provoquent avec leurs sabots si spéciaux. Car même si le froid n’est absolument pas un problème pour le cheval, la piste glissante peut-être dangereuse. Les cracks, qui pour la plupart découvrent ce champ course d’un autre genre, se font poser des fers très légers, en aluminium, équipés d’une sorte de pointe à l’avant qui s’enfonce dans la neige. Idem pour la course la plus prisée sur cet hippodrome tout blanc et de pleine nature, le Grand Prix de St. Moritz, richement doté (111.111 francs suisses, soit 97.800 euros). C’est le jockey Fox Kieren sur Berrahri, qui a raflé la mise.