En Chine, les trains bondés pour le Nouvel an lunaire

C’est la plus grande migration humaine annuelle du monde: des millions de Chinois commencent à quitter les grandes villes pour regagner leurs régions d’origine et passer en famille les traditionnelles vacances du Nouvel an lunaire.

A la gare de Pékin mercredi au petit matin, des milliers de voyageurs s’agglutinaient dans le froid, enveloppés dans d’épais manteaux, et faisaient rouler leurs valises remplies de cadeaux ou victuailles. Parmi eux se trouvait un groupe d’écoliers, traînant une ribambelle de bagages à l’effigie de héros de dessins animés et aux couleurs flashy, un contraste amusant avec l’obscurité de la matinée hivernale.

Le Nouvel an lunaire est la plus grande fête de l’année dans le pays. C’est un moment de réunion familiale, et les Chinois doivent être rentrés dans leurs foyers pour lundi soir, veille de l’entrée dans l’Année du cochon.

A bord du train reliant Pékin à Huaihua, petite ville de la province du Hunan (centre), les passagers se préparent à ce voyage de 32 heures en tapotant sur leurs smartphones ou en sirotant du thé de leurs petites thermos. Beaucoup, qui n’ont que des places debout, sont assis sur leurs valises le long des allées, ou sur de minuscules tabourets pliants achetés un peu plus tôt à un vendeur sur le quai. D’autres sont assoupis sur leur siège exigu.

Dans les wagons-couchettes, l’atmosphère est à la fête: des familles discutent et partageant de la nourriture dans les différents compartiments, et des enfants rient et jouent ensemble dans les couloirs étroits.

Les chemins de fer s’attendent à 413 millions de voyages durant la période du Nouvel an lunaire (+8,3% par rapport à 2018), selon l’agence de presse Chine nouvelle.