Cherche étoile

Marie-Anne Lorge /Avec ses minutes de silence et ses joues mouillées à répétition, janvier bat un record funèbre – comme Delpech, Galabru, Boulez et Courrèges, Bowie a donc rejoint les marcheurs de l’ombre.

S’il ne s’agit pas de la loi des séries, c’est tout de même une série noire.

Cette suite de malheurs a contaminé un genre littéraire, la Série noire avec majuscule, qui tire aussi son ressort dans la rue, les tueurs et les catastrophes. Non pas dans les étoiles. Lesquelles ne fascineraient plus guère: «Tout le monde a bien compris que dans les étoiles, on n’ira pas, c’est trop cher, trop loin.»

La tragédie se jouerait là. Dans une littérature qui manque de rêve et qui, du coup, ne peut en réinjecter dans les politiques.

Entre ascenseur spatial et apocalypse, plus de place pour le rêve. En résumé, colorier un sexe en pleine page, ça, d’accord, mais cacher ce dieu que je ne saurais voir.

De la réalité ou de la fiction, on ne sait plus vraiment ce qui dépasse l’autre… en tartuferie ou imposture.