C’est vraiment le bon titre

Ali Abadi Naeim /Le jeudi, c’est mon jour préféré. C’est juste avant vendredi, qui nous promet deux jours de repos. Et surtout, c’est le jour de parution de mon hebdomadaire bien-aimé. Mon journal… papier jaunâtre, en couleur, fleurissant en informations régionales, mondiales, sociales, culturelles. Passons à autre chose, d’abord je présente mes remerciements à
M. Frisoni et toute l’équipe pour avoir été choisi pour écrire dans ce journal et particulièrement dans la rubrique «Ça va mieux en le disant». Une confiance pareille, avec carte blanche, c’est comme un chèque en blanc et déjà signé.

«Ça va mieux en le disant», c’est vraiment le bon titre pour cette rubrique écrite par M. Frisoni avec sa belle plume. On est informé différemment des événements qui se sont déroulés pendant une semaine et le lecteur découvre un résumé parfait, et parfois humoristique, pour être au courant de certaines choses.

Mais pour moi, la rubrique «Ça va mieux en le dessinant» serait plus appropriée. Je suis un bon lecteur, surtout pas un écrivain. En tant que peintre, le pinceau est évidemment mon instrument préféré.

Une feuille blanche prend vie avec des traits et des couleurs… une histoire se dessine. Doucement, le crayon joue le premier rôle mais pas toujours en obéissant à son maître, de-ci de-là des coups forts et difficiles à gommer. Mais ça n’est pas grave. Pour tout, il y a des solutions, sauf la mort (pour l’instant).

Le poète iranien Saadi dit:

«Les hommes sont les membres d’un même corps. Ils furent créés à partir de la même essence. Si le destin venait à faire souffrir l’un d’eux, les autres membres ne connaitraient pas le repos. Toi que le malheur des autres laisse indifférent, tu ne mérites pas d’être appelé Homme» (écrit à l’entrée des Nations unies).

L’été, les petits garçons jouent en groupe. Pas de GSM. La solitude n’existe pas, l’amitié est présente, pas de virtualité, uniquement de la spiritualité. Les visages rayonnent de par la sagesse, pas par la tablette.

Sous le soleil chauffant, les marchands vendent leurs produits et loin de tous, un Homme grave sur une pierre. La personne qui court, c’est pour annoncer la nouvelle, pas pour rater sa correspondance. La jeune fille remplit sa carafe d’eau fraîche, pas de plastique ou de canette en alu pleine d’écriture… et de chiffres.

L’automne, avec ses couleurs jaune et rouge. Le vent poussiéreux, les feuilles par terre et la trace des passants avec leur troupeau, encore visible à l’horizon. Ce ne sont pas des déplacements dus à une guerre ou pour fuir un bombardement chimique. Ce sont des gens qui suivent un jeune homme, qui travaillait en toute beauté pour façonner le bois.

L’hiver est à sa place avec de petits flocons de neige tombants. La surface de la terre est complètement blanche.

Pureté et luminosité sont partout, l’égalité rayonne. Un berger qui cherche à manger pour ses troupeaux. L’hiver qui conserve toute sa blancheur pour redonner la vie en couleur. Derrière des branches blanches et dorées par le reflet du soleil, on voit une étoile filante et un croissant de lune. Toutes les saisons sont belles et notre Terre est la plus belle dans l’univers.

Vivons en paix, aimons notre planète et respectons-la, en évoluant avec la modernité tout en respectant la tradition.