La capitale russe a basculé dans une folle fête dans les rues

La capitale russe a basculé dans une folle fête dans les rues avec la qualification de sa « Sbornaïa » pour les quarts.

« C’est géant. Incroyable. On est champions (pas encore, ndlr). Nous croyons maintenant que nous serons en finale contre le Brésil » s’est enflammée Anna Glazkova, 27 ans, chargée des relations humaines, croisée par l’AFP dans une artère piétonne.

Stanislav Cherchesov, le sélectionneur de la Russie, a fait lui dans la sobriété: « Nous voulons toujours dire merci à nos joueurs, et c’est encore plus vrai aujourd’hui ».

Pourtant, personne n’aurait parié sur la « Sbornaïa », qui n’avait pas gagné un match en 2018 avant que le tournoi ne commence. « Nous avons passé deux ans à travailler (pour cette Coupe du monde) et nous avons fait un bon travail », a seulement expliqué le moustachu le plus célèbre de Russie. La « Sbornaïa » peut-elle refaire le coup de l’Euro-2008 où elle avait atteint les demi-finales? Elle a en tout cas pris sa revanche sur l’Espagne qui l’avait alors éliminée. C’était donc le dernier match sous les couleurs de l’Espagne du vétéran Andres Iniesta (34 ans). « Ce n’était pas le plus bel adieu, mais le football et la vie sont comme ça. Je pars avec un goût mauvais et dur », a confié « Don » Andres, très affecté en zone mixte.

Une page se tourne pour ce cadre de la Roja (titre mondial de 2010, Euros 2008 et 2012) qui quitte également le Barça pour Vissel Kobe (Japon). L’Espagne succombe une nouvelle fois face au pays-hôte en Coupe du monde, comme contre l’Italie en 1934, le Brésil en 1950 et surtout la Corée du Sud en 2002. Le même sortilège l’escorte même lors des Championnats d’Europe, où elle n’a jamais réussi à battre le pays organisateur en cinq tentatives (1980, 1984, 1988, 1996, 2004)…