Bruxelles demande aux pays de l’UE de mieux protéger les enfants

La Commission européenne a exhorté mercredi les Etats membres de l’UE à améliorer la protection « de tous les enfants migrants », qui représentent un tiers des demandeurs d’asile en Europe, leur demandant notamment de trouver « des alternatives à la rétention administrative ».

Parmi les recommandations publiées mercredi, l’exécutif européen demande que du personnel spécialisé dans l’accueil des enfants soit désigné dans tous les « hotspots », ces centres d’enregistrement dans lesquels les arrivants sont accueillis et identifiés en Grèce et en Italie. La Commission a indiqué qu’elle allait établir « un réseau de tutorat européen » pour que les pays membres puissent partager leurs « bonnes pratiques » des tuteurs désignés pour les mineurs non accompagnés, dont le rôle « doit être renforcé ».

Les enfants devraient avoir accès au plus vite après leur arrivée dans l’Union « à une assistance légale, à des soins de santé, à un soutien psychosocial et à l’éducation », demande-t-elle. Et « il faut tout mettre en oeuvre pour offrir des solutions de remplacement à la rétention administrative des enfants », a-t-elle insisté. « Un demandeur d’asile sur trois en Europe est un enfant », a souligné le commissaire chargé des Migrations, Dimitris Avramopoulos, en référence aux deux années écoulées.

Selon Eurostat, plus de 1,2 million de nouvelles demandes d’asile ont été déposées en 2016 dans les pays de l’UE, après près de 1,26 million en 2015.

« Les enfants sont les migrants les plus vulnérables et garantir leur protection depuis le moment où ils quittent leur pays d’origine devrait constituer une préoccupation centrale de notre politique migratoire », a plaidé M. Avramopoulos. « Des efforts concertés devraient également être déployés pour accélérer les procédures de localisation des familles et de regroupement familial, au sein ou en dehors de l’UE », selon la Commission.

En janvier 2016, l’agence de coordination policière Europol avait indiqué que plus de 10.000 enfants migrants non accompagnés avaient disparu en Europe lors des 18 à 24 mois précédents, craignant que nombre d’entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé.