Brexit : le Luxembourg veut préserver les emplois des Britanniques

Le Luxembourg a présenté vendredi une batterie de mesures pour éviter que les Britanniques travaillant sur son territoire ne « perdent leur emploi » en cas de sortie du Royaume-Uni de l’UE sans accord, un scénario de plus en plus redouté.

Les Britanniques représentent 1% de la population de ce petit Etat de 600.000 habitants, où les emplois de la fonction publique et de l’enseignement sont réservés aux citoyens de l’UE.

« Nous sommes en train de nous préparer pour que les Britanniques du Luxembourg qui travaillent ici ne perdent pas leur emploi », a assuré vendredi le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn. Pour ceux qui le 29 mars (date programmée du Brexit, ndlr) vivent ici, ils auront un an pour demander un titre de séjour », a-t-il ajouté.

Le gouvernement luxembourgeois a également annoncé qu’il travaillait sur une reconnaissance des diplômes britanniques, en particulier en médecine et en paramédical.

Dans le domaine aérien, le Premier ministre libéral Xavier Bettel a affirmé que le personnel était « prêt » à l’aéroport de Luxembourg où Londres représente, tous aéroports confondus, la première destination avec neuf vols quotidiens.

« Les chances sont grandes d’avoir un surplus de déclarations de douane », a ajouté M. Asselborn. Les Britanniques représentent la sixième plus grande communauté étrangère du Luxembourg, avec 5.900 ressortissants recensés en 2018.

Le nombre de naturalisations de Britanniques, qui était de 75 en 2015, est passé à 384 en 2017, selon les données du ministère luxembourgeois de la Justice. « Le +no-deal+ reste la plus mauvaise solution « , a déclaré Xavier Bettel, faisant référence à l’hypothèse d’un départ britannique sans accord, de plus en plus redoutée après le rejet massif par les députés britanniques de l’accord négocié entre Londres et Bruxelles. « Le Royaume-Uni doit nous dire ce qu’il veut », a-t-il insisté, ne cachant pas son agacement face à l’impasse actuelle.