Brexit: « tous les efforts » doivent être faits d’ici le vote britannique

European Commission President Jean-Claude Juncker (L) and Romanian Prime Minister Viorica Dancila

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré vendredi que « tous les efforts » devaient être faits pour éviter le scénario d’un Brexit sans accord, d’ici un vote crucial de ratification du parlement britannique prévu mardi.

Le chef de l’exécutif européen a affirmé que la Commission et lui-même étaient en contact « en continu » avec Downing Street, alors que la Première ministre Theresa May tente toujours de trouver de nouveaux arguments pour convaincre son parlement de ratifier l’accord de retrait négocié avec les 27.

« Le +no deal+ serait une catastrophe, et pour nos amis britanniques et pour les Européens continentaux, et donc tous les efforts (…) doivent être déployés d’ici mardi matin ou mardi après-midi pour mener à bon port ce projet d’importance », a déclaré M. Juncker lors d’une conférence de presse à Bucarest en compagnie du président roumain Klaus Iohannis.

Confrontée à l’hostilité des députés britanniques sur l’accord conclu avec Bruxelles, Mme May cherche auprès de ses partenaires européens des « assurances » notamment sur le caractère temporaire du « backstop » irlandais.

Cette solution de dernier recours doit éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord si aucune solution alternative n’était trouvée à l’issue d’une période de transition.

A Londres, une porte-parole du gouvernement britannique a soutenu que les assurances recherchées par Theresa May seront obtenues « peu avant le vote » sur l’accord de retrait au Parlement prévu mardi, laissant entendre qu’elles seraient exposées lundi. « Nous sommes en train de voir avec Downing Street en quoi peuvent consister ces clarifications, qui ne sont pas à confondre avec une renégociation, notamment en ce qui concerne le backstop », a indiqué M. Juncker, qui n’a pas souhaité s’exprimer sur « les détails des pourparlers en cours ». « Laissez-moi faire », a-t-il demandé au parterre de journalistes.

A quatre jours du vote, le rejet du texte semble toujours très probable. « Si le vote est négatif, nous attendrons des Britanniques qu’ils nous disent +what next ?+ (et ensuite ?, ndlr). Mardi soir ou mercredi matin, il faudra une réponse », a averti une source européenne.