Blanc

Marie-Anne Lorgé / Sous le soleil exactement et, dans sept jours, on va basculer de saison.

La musique jasera dans toutes les gammes, histoire de certifier que l’été est bien le terrain de jeu des cigales; alors, on sera le 21 juin.

En attendant, le temps est à la feuille blanche.

Au bulletin vierge qu’il n’y a pas lieu d’assimiler à la signature d’un chèque en blanc. A l’épreuve redoutée de fin d’année scolaire, celle-là qui a toutes les chances de pénaliser le trou de mémoire du potache, livide face à l’examinateur qui le questionne dans le blanc des yeux.

En fait, manger son pain blanc en commençant par les devoirs les plus faciles aboutit souvent à faire… chou blanc. Et puisque le dire noir sur blanc, c’est l’écrire en toutes lettres, il se peut aussi que l’histoire soit cousue de fil blanc quand elle n’est visiblement pas crédible. Du coup, l’option est double: soit l’insolence, soit la capitulation, le drapeau blanc.

Rien ne serait ni tout noir ni tout blanc?

Voilà qui n’empêche pas une photo de raconter la vie en noir et blanc ni celui/celle qui est à la peine d’enrouler un fil immaculé autour de son index pour mieux se souvenir. Laisser un blanc, ce n’est pas un verre de vin non consommé, ni un bronzage raté, c’est une façon…

Une façon de laisser tomber les certitudes.