Belle place

490_008_7544717_Marie_AnneOn dit que tout est sous vapeur. Juin n’en reste pas moins le mois de la sardine et de la rhubarbe (j’ai souvenir de sessions du bac marinant dans des compotes du genre).

On dit que la saison est violente – qu’elle crispe le débat autour d’un carré de terre battue et qu’elle aime battre la campagne –, certains prétendent même qu’elle ne tient pas en place. Or, si les caravanes passent, c’est bien là, sur la place – l’agora de la cité grecque, le forum de la ville romaine, le cœur du village médiéval aux volets ouverts comme des tablettes horizontales (avec marchandises ainsi présentées/triées sur le volet) ou l’actuel espace ouvert aux perspectives architecturales et humaines –, c’est donc bien là, sur la place, que l’on aboie. De Tunisie (où tout est parti d’une carriole de fruits et légumes) à la Turquie (où tout fut d’abord une question d’arbres).

Sinon, au-delà des pierres, la place reste un plan… de carrière. Aussi envié que le soleil. Qui n’est jamais qu’un caillou de couleur.

Marie -Anne Lorgé

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