Banques / Avertis sans frais

Alain Ducat / Le dépositaire – des sommes, pas de l’autorité – n’aime pas ce que l’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) appelle le diktat des banques. Ni les frais qui fleurissent plus sûrement que les intérêts.

L’ULC dénonce les récents dépliants informant les épargnants d’une hausse des frais de gestion des comptes en janvier. Rien ne mentionne l’origine de la poussée, pourtant liée à une directive européenne. Mais, comme les banques ne cessent de se digitaliser, de se réinventer dans le concert réglementaire et de rationaliser leurs coûts, elles essaient de répercuter les frais.

L’ULC déplore aussi la fin des guichets, le handicap que cela crée pour les personnes à mobilité réduite, ou le fait que l’on demande des certificats justifiant même des petites sommes déposées. Et somme donc les banquiers de se concentrer sur les intérêts des clients. Et de les satisfaire.

Certes, une vieille revendication est satisfaite. Il est désormais possible de comparer, grâce au site mis en place par le régulateur du secteur financier (la CSSF), les frais liés aux comptes de paiement. Sans but commercial et en toute transparence. Au moins pour les services les plus représentatifs, pour les banques qui disposent d’au moins 25 agences au pays. Et sans garantie de correspondre aux tarifs qu’il est possible d’obtenir dans le cadre d’une offre groupée de services, prévient le gendarme de la Place.

On reste assez loin du vrai simulateur rêvé, où chacun aurait pu calculer le service le plus favorable à sa situation. Au mieux, sans frais. Comme un avertissement un peu vain.