Un mois, jour pour jour après le bombardement de la coalition mené le 3 octobre dernier sur le centre de traumatologie de MSF à Kunduz, en Afghanistan, Médecins sans frontières appelle à la mobilisation le 3 novembre à 12.30h à la Place Clairefontaine à Luxembourg-Ville.
Le nombre total de morts imputables à cette attaque s’élève aujourd’hui à 30 personnes, dont 13 membres du personnel MSF, 10 patients et 7 corps méconnaissables retrouvés dans les ruines de l’hôpital qui n’ont pas encore pu être identifiés. Un hôpital entièrement fonctionnel a été détruit, laissant des centaines de milliers de personnes privées de soins chirurgicaux.
« Rien ne peut justifier une attaque contre un hôpital. Ce qui prédomine en moi depuis le 3 octobre et l’attaque sur l’hôpital de Kunduz, c’est la colère et l’incompréhension», explique Olivier Courteille, un volontaire MSF luxembourgeois qui a travaillé 6 mois en Afghanistan, notamment à Kunduz en 2014. «Nous devons savoir ce qu’il s’est réellement passé, clarifier la part d’intentionnel et d’accidentel dans cette attaque. Au nom des patients et des collègues qui ont été blessés ou tués, ainsi que pour tous ceux qui vivent ou travaillent dans des zones de conflit dans le monde. »

D’après les Conventions de Genève, un hôpital « est censé être un sanctuaire » et MSF veut comprendre « pourquoi le bombardement d’un hôpital entièrement fonctionnel a pu avoir lieu, et surtout savoir si les règles de la guerre ont changé ».
Actuellement, les gouvernements américain et afghan, ainsi que l’OTAN ont commandité une enquête sur le bombardement du 3 octobre. Des enquêtes forcément partiales, pour l’ONG, puisque menées par les forces parties au conflit. Elle réclame donc une l’enquête indépendante de la Commission internationale humanitaire d’établissement des faits (CIHEF). Mais pour cela, il fautr le feu vert du président Obama.
La manifestation, le 3 novembre, s0entend comme un petit coup de pression, mais aussi un hommage aux victimes, à leurs familles, et 2aux milliers de personnes désormais privées d’accès aux soins chirurgicaux ».
MSF/LH





