Au nom de l’emploi

 
La Fedil présente son programme

En vue des prochaines élections, la porte-parole de l’industrie sort une brochure proposant des actions concrètes afin de renforcer la compétitivité des entreprises.

Et donc créer de l’emploi.

«Priorité à la croissance et à l’emploi», l’intitulé dévoile le contenu de la brochure publiée en vue des élections législatives.

Destinée aux partis, elle liste en 10 chapitres les actions concrètes à mener pour renforcer la compétitivité des entreprises et, partant, créer des emplois. Et balaie des sujets aussi variés que la diversification économique, les finances publiques, la recherche, les nouvelles technologies, la politique énergétique, la lutte contre le chômage, la formation des salaires, la simplification administrative et la gouvernance en général.

Des thèmes chers à l’association. On n’y trouvera aucune nouveauté majeure, les réformes structurelles souhaitées par la Fedil étant connues, qu’elles touchent à la fiscalité, à la compétitivité, au mécanisme de formation des salaires, à la promotion de l’entrepreneuriat ou à la réforme de l’Etat.

[cleeng_content id= »518174677″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Ces thèmes ont été présentés aux différents partis et ont, au dire de Nicolas Soisson, directeur de la Fedil, suscité de l’intérêt, «même si nous ignorons pour l’instant encore quelle en sera la retombée dans les programmes définitifs».

Et d’espèrer que lesdits partis feront les bons choix. «Au vu de la gravité de la situation, il ne suffit pas de simplement gérer les affaires courantes pendant les cinq ans à venir. Il faut engager un programme de réformes ambitieux, soutenu par un projet politique porteur d’avenir pour l’économie luxembourgeoise, souffrant d’une perte de compétitivité accablante.»

Pour Nicolas Soisson, «le défi majeur du prochain gouvernement, quelle que soit sa composition, sera de trouver des solutions pour permettre aux entreprises de renouer avec la compétitivité, la croissance et la création d’emplois».

L’index en différenciateur

Même son de cloche chez Robert Dennewald, le président de la Fedil. «Nous avons besoin d’un gouvernement puissant et courageux, capable de prendre les décisions qui s’imposent, même si ces dernières sont impopulaires. L’enjeu est de taille. Il agit de rassembler toutes nos forces afin de donner du travail aux jeunes et d’offrir une perspective d’avenir aux générations futures.»

Mission difficile car, «contrairement à certaines affirmations», la crise est loin d’être terminée pour Robert Dennewald. «Au cours du premier semestre 2013, la production industrielle a diminué de 4,7% par rapport à la période correspondante de l’année 2012. De plus, les prévisions en matière de croissance restent très modestes. Le Statec prévoit une hausse du PIB de 1% pour 2013, hausse largement inférieure aux 3%, indispensables pour assurer la durabilité du modèle luxembourgeois». Le tout avec un chômage à 7%, «du jamais vu au Luxembourg».

Enjeu économique, mais aussi très symbolique – une vraie ligne de fracture entre Etienne Schneider et Jean-Claude Juncker –: l’indexation. Et Robert Dennewald a choisi son camp: «Sur la toile de fond de cette situation difficile, nos entreprises se voient frappées, le 1er octobre, d’une tranche indiciaire qui nuira à leur compétitivité et qui les pénalise par rapport à leurs concurrents étrangers.»

Une situation qu’il juge «absurde». «Une tranche indiciaire équivaut, pour une entreprise de 40 salariés, à l’embauche d’un salarié fantôme, et ceci, de surcroît, en pleine période de crise.»

Et de rappeler que l’indexation coûte environ 350 millions d’euros par an à l’économie luxembourgeoise, «des dépenses sans contrepartie apparente».

Marc Fassone
 

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