ArcelorMittal propose de céder des sites européens pour acquérir l’italien Ilva

Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé vendredi avoir proposé à la Commission européenne des cessions d’actifs en Europe pour lever les inquiétudes liées aux effets sur la concurrence de son projet d’acquisition du groupe italien Ilva.

ArcelorMittal propose de céder le site italien d’acier galvanisé de Piombino, les sites de Galati en Roumanie, Skopje en Macédoine, Ostrava en République tchèque, Dudelande au Luxembourg ainsi que plusieurs lignes de production (galvanisation, laminage à chaud, emballage) du site belge de Liège, détaille le groupe dans un communiqué.

Ces propositions de cession visent à obtenir le feu vert de la Commission européenne à la reprise du sidérurgiste italien Ilva. Elles sont soumises à l’examen et à l’approbation de la Commission ainsi qu’aux procédures de consultation des personnels.

La Commission a fixé au 23 mai la date butoir pour sa décision. ArcelorMittal ajoute que toutes ces cessions sont conditionnées à la réalisation de l’acquisition d’Ilva.

Le géant mondial de l’acier avait soumis de nouveaux engagements auprès de la Commission européenne le 15 mars, mais sans en divulguer la teneur.

Les noms de plusieurs sites concernés avaient depuis lors circulé dans les médias. ArcelorMittal avait présenté des premiers engagements le 19 octobre dernier, après avoir notifié son projet aux autorités européennes le 21 septembre.

La Commission européenne avait ouvert une enquête approfondie le 8 novembre, indiquant craindre que l’opération ne réduise la concurrence sur un certain nombre de produits d’acier plat au carbone.

La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, avait affirmé sa volonté de « mener une enquête rigoureuse sur l’incidence du projet d’acquisition d’Ilva par ArcelorMittal sur la concurrence effective sur les marchés de l’acier ».