A Diekirch, Claude Haagen garde la majorité absolue… en sièges

En 2011, le président du LSAP et député, Claude Haagen, avait réussi un résultat impressionnant en emportant 53,1% des suffrages et sept des treize sièges du conseil communal. Six ans plus tard, son parti perd 6,1 points (47%), il perd lui-même 12,7 % de suffrages sur son nom, mais bénéficie malgré tout du même nombre de sièges à la faveur de l’attribution du dernier siège restant.
Comparé à 2005, où le LSAP avait empoché 38% des suffrages, ce qui dixit, Claude Haagen, était déjà un bon résultat, le LSAP a tout lieu de se satisfaire du résultat. «On a fait ce qu’on a promis dans notre programme avec une équipe très dynamique et expérimentée. Merci aux habitants de Diekirch», s’est réjoui le bourgmestre sortant.
IL aura fallu attendre 21.30h pour connaître les résultats, en raison de calculs poussifs pour l’attribution du siège vacillant (Wackelsëtz). Son attribution à Déi Gréng avait un temps fait penser au CSV, que son premier objectif, celui de casser la majorité absolue du bourgmestre sortant, était rempli. Mais au final, c’est bien au LSAP qu’est allé le treizième siège à attribuer.
Le CSV a alors dû se contenter de remplir ce qui était son deuxième objectif, à savoir sortir renforcé des élections. Avec 31,7% des suffrages, soit 7,8 points de mieux qu’en 2011, le CSV gagne un mandat (5 sièges) et formera la principale opposition. On retrouvera dans ses rangs un nouveau venu, à savoir Charles Weiler, fils de l’ancien président de la Chambre des députés.
«On était un peu seuls dans notre combat. On voit dans les résultats du DP et Déi Gréng», analysait au soir des élections le chrétien-social le mieux élu, le Dr Paul Bonert. Déi Gréng ont à peine amélioré (+2,7 points) ce qui était leur pire résultat dans une commune au scrutin proportionnel en 2011 et n’obtiennent qu’un siège comme le DP, qui affiche un recul de 4,4 points (8,9 %). «Le LSAP a fait une campagne très soutenue. C’est un type de campagne que nous ne sommes pas habitués à faire, nous qui travaillons sur le contenu plutôt que sur le contenant», a ajouté, un brin amer, Paul Bonert.