2019, année écolo / Réchauffement climatique

Jacques Hillion / Après la prise de conscience, le temps de l’action?

Parmi les événements qui ont marqué l’année qui vient de se terminer figure la prise de conscience du réchauffement climatique. La thématique n’est pas nouvelle mais différents marqueurs laissent à penser que le temps du déni n’est plus, que la parole scientifique qui prédit, pratiquement à l’unanimité, une catastrophe environnementale et humaine est enfin prise en compte.

Bien sûr, un Donald Trump ou un Jair Bolsonaro détonnent dans ce contexte tant leur pouvoir de nuisance est important. Le premier du fait de ses décisions abruptes en faveur du retour à l’exploitation du charbon ou de son retrait de l’accord de Paris sur le climat et le second parce que son discours sur l’exploitation de l’Amazonie fait craindre pour l’avenir de cette forêt décrite comme le poumon vert de la planète.

Les voix des climatosceptiques qui se font entendre sont d’ailleurs encore bien souvent celles des populistes ou de lobbyistes.

A l’inverse, et malgré le résultat peu ambitieux de la COP24 qui vient de se tenir à Katowice, la démission du ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a surpris. Parce qu’il a reconnu son impuissance et celle des hommes et femmes politiques face aux lobbyistes et parce qu’il a insisté sur la nécessité d’accompagner la lutte contre le changement climatique d’un volet social. Il n’a pas été écouté sauf, peut-être, par les gilets jaunes qui ont rappelé à l’ordre le gouvernement français.

Si Nicolas Hulot a servi de détonateur, la hausse des températures constatée par tout un chacun, les inondations qui frappent régulièrement l’Europe et le Luxembourg, les incendies de forêt en Scandinavie, etc. sont aujourd’hui des réalités ressenties. Lesquelles se traduisent dans les urnes avec la percée des écologistes au Luxembourg, mais aussi aux élections régionales de Hesse et de Bavière.

Les actions ne s’arrêtent pas là puisqu’il y a aussi la pétition lancée par quatre ONG pour intenter une action en justice contre l’Etat français pour non-assistance à planète en danger. Ou encore un manifeste étudiant pour un réveil écologique.

Tout cela ajouté aux petits gestes quotidiens, il se pourrait bien que 2019 soit bel et bien une année… écolo.