50 millions investis pour entreposer œuvres d’art et métaux précieux

Surveillé comme un coffre-fort, ouvert occasionnellement au public, la zone franche de Luxembourg est opérationnelle.

C’est fait, c’est ouvert. Et bien fermé. Tel un coffre-fort. A l’instar de Singapour ou de Genève, Luxembourg dispose désormais de sa zone franche, aux portes du Cargocenter de Luxair. La société suisse Natural Le Coultre a porté son projet jusqu’à son aboutissement avec, pour investisseur majoritaire, Yves Bouvier, épaulé par Olivier Thomas.

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Freeport,la forteresse aux bijoux

D’ores et déjà, le Freeport Luxembourg met en location ses espaces à des sociétés cherchant à préserver, entreposer momentanément et gérer leurs biens sur cette zone hors-taxe. Ainsi, Brandl, Brink’s, Mana Contemporary, Link Management…

[cleeng_content id= »114633553″ description= »Pour lire la suite de cet article, vous avez la possibilité de l\’acheter à l\’unité ou via un abonnement » price= »0.49″ t= »article »]Pour y mettre quoi? Rien que des biens de valeur, comme des vins fins, des œuvres d’art, des bijoux, des pierres précieuses. Cela en faisant l’impasse sur une imposition immédiate, ce que le responsable maison appelle «une suspension des droits», non une exonération, respectueuse de la législation européenne.

Cela dit, le volet fiscal de cette nouvelle entreprise n’a rien de primordial, selon David Arendt, administrateur délégué, qui n’y voit qu’un argument de vente de ses espaces.

Ouverture au public

David Arendt, s’inspirant des activités de Genève, veut, à Luxembourg, faire beaucoup mieux qu’en Suisse. «Nous avons construit des installations contemporaines. Celles-ci rencontrent les besoins d’un marché qui a évolué.»

Ainsi, sur 22.000 m2, sur quatre étages, Freeport a de quoi accueillir de l’art monumental tout comme des œuvres digitalisées, comme des archives.

La zone franche résout le paradoxe entre le coffre-fort et l’invitation au public. «Car nous sommes aussi un lieu d’exposition des œuvres d’art, visibles sur invitation. D’ailleurs, le dimanche 28 septembre, le public sera convié à venir voir cette œuvre monumentale réalisée sur place par Alexandre Farto Aka Vhils, un artiste portugais.» Ce sera à l’occasion de l’événement «Privat Art Kirchberg».

Yves Bouvier signale que l’entreprise «s’adresse directement aux exigences du monde de l’art globalisé. Les investisseurs et collectionneurs ne trouveront pas meilleur endroit pour montrer et échanger leurs œuvres d’art et biens de valeur en toute sécurité.»

Le Freeport accueille par ailleurs quatre caves à vin susceptibles de conserver un million de bouteilles tandis que des chambres fortes dissimuleront métaux, pierres précieuses et bijoux. Face à une telle concentration de richesses, la société a obtenu d’un réviseur indépendant un certificat d’assurance de la plus haute notation.

De quoi entreposer des valeurs pour quelques milliards d’euros. Le directeur a dû montrer patte blanche, c’est-à-dire un système de sécurité et de surveillance optimal.

La zone franche (un investissement de plus de 50 millions d’euros) devrait donner lieu à la création de quelque 80 postes, sans compter les emplois indirects dans le secteur du conseil en art, de la logistique.

Mercredi 17 septembre 2014, les installations ont été inaugurées en grande pompe, par le Tout-Luxembourg, Grand-Duc en tête.

Michel Petit
 

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